dimanche 26 mai 2024

PAUVRETÉ EN HAUSSE, AVEC EUX RIEN NE VA.

Sur le continent africain, s'il y a des hommes politiques très critiqués, voir vilipendés, le Président angolais occupe une place de choix sur la liste. Arrivé au pouvoir avec un discours fédérateur, la fronde au sein de son parti l'a refroidi au point de renier ses propres promesses. Et depuis, c'est la descente en enfer. Les poubelles sont devenues des lieux de rencontre pour les miséreux crées par son régime. Femmes, enfants et vieilles personnes se battent pour trouver de quoi manger dans ces poubelles. Quelle image dégradante pour le pays! Le Président  JLo est-il au courant?   

Je suis conscient qu'il n'est pas facile de donner des conseils à un leader comme vous, Monsieur le Président, comme dirait Machiavel, encore moins si Monsieur ne le demande pas parce que ses conseillers lui suffisent. Des conseillers auprès de qui vous êtes  certainement informé sur toutes les questions et affaires privées de l’État. Cependant,  il n’en est pas moins vrai que la prudence et la sagesse chez un leader sont des vertus souveraines qui se manifestent lorsqu’il s’entoure de bons conseillers et, surtout, s'il écoute la voix de son peuple.

Pour des millions d'Angolais, à l'intérieur et comme à l'extérieur du pays, ainsi que pour moi-même, il serait rassurant que Monsieur le Président regarde  avec attention l'Angola, et écoute  ce que les gens ont à lui dire. Peut-être que ses conseillers, préférant la flatterie à la vérité, ne lui disent pas tout et lui cachent bien des drames qui secouent notre pays. Ils lui font croire   qu'IL  jouit d'une bonne réputation. Toutefois, il est plus que prouvé qu'un leader, pour avoir une excellente image de lui-même, doit être sage, se tenir à l'écart de la flatterie et ne pas se remettre entièrement entre les mains de ses conseillers. Le Chef doit s'efforcer  plutôt de gouverner en tenant compte des réalités, toujours avec le peuple à ses côtés.

Malheureusement, ce n’est pas ce qui se produit en Angola. La politique conduite par le Mpla dans le pays ne correspond pas aux attentes du peuple. Les Angolais sont démoralisés et ne croient plus en rien, ils n'ont plus aucun espoir en l'avenir. Tout leur a été confisqué. La dignité d'une vie décente et, surtout, la dignité d'une citoyenneté éphémère conquise en 1975 grâce à l'indépendance nationale. Même l'orgueil d'une identité forgée durant la lute de libération contre le colonialisme portugais s'est envolée. La classe politique au pouvoir s'est complètement corrompue. Elle s'est éloignée entièrement de la société civile. Les gens se sentent vexés par tant d’injustices, vexés par la misère, vexés par la faim et les maladies qui les tourmentent. Et comme si cela ne suffisait pas, la haine augmente chaque jour davantage. 

Qui pouvait imaginer qu'un jour nous parlerons de l'Angola en ces termes? De cet  Angola qui effraie ses propres enfants et les fait fuir au loin, vers l'Europe, les États-Unis, le Brésil et ailleurs. Une seule fois, Monsieur le Président, avez-vous peut-être déjà penser à la manière d'inverser la tendance? Aux solutions visant à intervertir cette dégradation, cette chute dans l'abîme? La patrie que les Angolais veulent, n'est pas celle que vous bricolez avec vos amis. Les millions d'Angolais, dans leur majorité, ne l'acceptent pas non plus. La patrie qu'ils veulent est une patrie de tous les hommes, sans distinction, une patrie de la démocratie, une patrie de citoyens libres, où tous sont égaux devant la loi et où personne n’est persécuté ou abattue en raison de ses idéaux politiques; une patrie où des normes élevées de moralité sont exigées des gouvernants et des fonctionnaires en général, une patrie où il y a non seulement une place pour le MPLA, mais aussi pour l'UNITA, pour le FNLA. Est-ce trop demander?

Sobamasoba

Eduardo M.Scotty. 

  















    


 

 

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